Interview de Jérémie Lebrunet, auteur de science fiction

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir ma première interview sur EcrireunLiv.Re. Il s’agit de l’auteur Jérémie Lebrunet, qui a pour le moment écrit majoritairement des nouvelles de science fiction. Vous pouvez également le retrouver sur son blog et sur sa page Facebook.

Bonjour Jérémie Lebrunet, tu es auteur de science-fiction mais pourrais-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Jérémie LebrunetBonjour Kate. Je vis à Saint-Malo où j’exerce le métier d’instituteur depuis 4 ans. J’aime partager et transmettre, cet aspect est important pour moi et se retrouve dans mes écrits : à la fin de chaque texte publié, j’explique le processus qui lui a donné naissance. C’est aussi l’une des raisons qui m’a poussé à créer un blog sur l’écriture et la SF.

Initialement, j’ai suivi un parcours universitaire en biologie et écologie qui m’a passionné. Cette culture scientifique est un véritable atout pour écrire de la science-fiction, par exemple pour concevoir la biosphère d’une exoplanète.

Pourquoi écris-tu ? Qu’est-ce ça t’apporte ? Comment t’es-tu senti à la publication de ton premier livre ?

J’aime beaucoup inventer des histoires. J’ai toujours lu énormément de SFFF, en commençant par des livres dont on est nous-mêmes le héros (par exemple : Le Sorcier de la Montagne de Feu). Pour moi, c’était synonyme d’aventure et d’émotions intenses. Puis j’ai continué avec un grand nombre d’auteurs de science-fiction (Pierre Bordage, Dan Simmons, Orson Scott Card, Robert Charles Wilson…).

À l’âge de 8 ans, j’ai écrit mes premières histoires. Puis, après plusieurs années d’interruption, j’ai recommencé à écrire il y a 2 ans. Je m’interroge souvent sur nos origines, notre condition d’être humain, les conséquences de nos actes, etc. et ce sont des questions que je soulève à travers mes récits.

À la publication de ma première nouvelle, je me sentais assez anxieux. J’avais le trac, comme ceux qui montent sur scène ! Pas confortable, et puis ça passe. L’ironie, c’est que cette première parution est passée inaperçue sur le moment…

Pour le moment tu as seulement publié des nouvelles, est-ce parce que c’est plus simple, plus rapide ? Ou juste parce que tu souhaitais publier toutes les idées que tu avais ? Ou… autre raison ?

alice_et_le_credit_solidaire_couverture_480x300En fait, ça s’est imposé tout seul… Je participais à des ateliers d’écriture hebdomadaires sur le forum Écrire Un Roman. En un temps réduit, on devait produire un texte de 500 mots respectant des contraintes précises. J’ai eu envie de développer l’un de ces textes : c’était « Alice et le Crédit Solidaire ». C’est également le cas de « Un Fils Inattendu » que j’aime beaucoup.

Pour les 2 autres textes parus et les 2 que je m’apprête à publier prochainement, les idées me sont venues en cherchant à répondre à des appels à texte (même si je n’ai réussi à en envoyer qu’un seul dans les temps). Le format « nouvelle » était donc une contrainte, mais ça correspondait bien aux histoires que j’avais à raconter à ce moment. J’apprécie ce format, il permet de s’amuser à expérimenter diverses choses en termes de narration, d’intrigue, de personnages, d’univers… Je continuerai à en écrire.

un_fils_inattendu_couverture_480x300Bien qu’aujourd’hui j’aie plus d’idées que de temps pour les écrire, je ne cherche pas à publier le plus possible : mon objectif est de produire des textes de qualité, car les lecteurs qui tombent sur une histoire médiocre ne prennent pas la peine de revenir (moi le 1er d’ailleurs).

Avec le recul, je trouve qu’écrire des nouvelles est un excellent moyen d’apprendre à raconter des histoires. Si c’était à refaire, je recommencerais par des nouvelles plutôt que de me lancer directement dans un gros roman, au risque de me noyer dans la charge de travail, ou de produire un livre moyen. En cela, je rejoins ce que disait Ray Bradbury : « Écrire un roman, c’est compliqué : vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final sera raté. Écrivez des histoires courtes. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. » Bien sûr, ça n’a rien d’une vérité absolue, chacun est différent.

Maintenant, je m’aperçois que la taille de mes nouvelles augmente naturellement et que je me sens de plus en plus outillé pour réussir le challenge du roman. Jusqu’à présent, il n’était pas question d’en entamer la rédaction car le scénario de cette histoire m’insatisfait (ça fait 2 ans qu’il mûrit peu à peu).

Quand tu as publié ton premier livre, as-tu trouvé cela compliqué ? Peux-tu nous dire comment tu t’y es pris ?

Oui, la publication de ma première nouvelle était compliquée, car je découvrais un monde très technique que je ne connaissais pas : l’autoédition numérique. J’ai fini par dénicher les tutoriels de Jean-Claude Dunyach qui explique comment publier un livre sur Amazon. J’y ai donc créé ma page d’auteur, et, avec pas moins de 3 logiciels, j’ai formaté mon premier ebook. Cette opération était fastidieuse, surtout que j’ai recommencé plusieurs fois tout le processus pour reformuler des phrases ou améliorer la mise en page… De plus, j’ai passé beaucoup de temps avec Photoshop à créer moi-même ma couverture (ce que je continue toujours à faire aujourd’hui, c’est un plaisir, d’autant que je maîtrise mieux l’outil).

Pour satisfaire le plus grand nombre de lecteurs, j’avais décidé de proposer ce texte dans 3 formats numériques (pdf, epub et mobi) et gratuitement afin de faire découvrir mon travail. Mais Amazon ne me permet pas de fixer le prix à 0,00 € de façon permanente (c’est possible, mais pour le premier épisode d’une série par exemple). J’ai donc choisi de vendre ce texte à 0,99 €, mais de l’offrir pour toute inscription à la newsletter de mon blog.

Aujourd’hui, après avoir été déçu par un logiciel onéreux qui dysfonctionnait, j’ai opté pour Kinstant Formatter, un service en ligne qui formate mes ebooks en epub et mobi. Et j’utilise Word pour fabriquer mes pdf. Je peux ainsi publier sur de nombreuses plates-formes en ligne (Amazon, Kobo, Google Play…) et sur ma boutique perso.

T’es-tu déjà retrouvé confronté au syndrome de la page blanche ? Si oui, comment as-tu fait pour t’en sortir ?

Oui, malheureusement… Ou heureusement, car maintenant que je n’ai plus ce problème, ça me permet de comprendre ceux qui y sont confrontés car je me souviens. C’était très fort au moment où je me suis remis à écrire. J’étais paralysé, je ne savais pas quoi écrire, ni comment l’écrire, j’avais des bribes d’idée mais rien de cohérent. Comme si je n’arrivais pas à choisir quelque chose parmi le champ infini des possibles. Le problème, c’est que j’avais beaucoup trop d’attentes en termes de résultats et que j’avais peur que personne ne trouve mes écrits intéressants.

J’ai remédié à ces blocages en participant aux ateliers hebdomadaires et aux appels à texte : les contraintes d’écriture étaient inspirantes et j’ai peu à peu repris confiance en moi (voir le site Épopées fictives qui regroupe un grand nombre d’appels). J’ai aussi lu des ouvrages de développement personnel, notamment pour libérer sa créativité. J’ai créé d’ailleurs un petit cours pour retrouver l’inspiration et je l’offre dans ma newsletter.

Aujourd’hui, j’ai tellement de choses à écrire que je ne risque pas de manquer de matière pour l’année qui vient en ce qui concerne les textes courts… D’autant qu’ils peuvent nous réserver bien des surprises quant à leur taille finale ! Sans compter les romans en projet : en plus de celui qui est en phase active, j’en ai 2 en pause prolongée que je ressortirai quand j’aurais du temps.

Bref, c’en est presque frustrant, mais je préfère que ce soit dans ce sens. Comme quoi, les choses peuvent vraiment beaucoup changer !

Tu m’as dit que tu travaillais également sur une enquête policière. Sans trop spoiler, peux-tu nous dire de quoi va-t-elle parler ?

une_cite_sous_influences_couverture480x300Effectivement. Il s’agit d’une novella de science-fiction (= entre la nouvelle et le roman) que j’ai intitulée « Une Cité sous Influences ». Elle est presque finie et je pense pouvoir la publier en novembre, j’en suis à la phase de correction.

À l’origine, j’avais envoyé une très courte histoire pour un appel à textes lancé par Bernard Werber : L’Humanité dans 1000 ans. J’y décrivais un évènement militaire assez sombre… Puis, j’ai imaginé quelles pouvaient être les circonstances qui l’avaient provoqué.

Notre espèce a colonisé tout le système solaire et construit d’énormes cités spatiales qui orbitent autour du Soleil. Les Terriens ont une attitude impérialiste avec les autres communautés humaines, ce qui génère des tensions. C’est dans ce contexte politique tendu qu’Herbert Chemker est chargé d’enquêter sur une série de crimes anti-Terriens dans une de ces villes spatiales.

C’est avec plaisir que je propose à tes lecteurs de découvrir la couverture et le résumé façon 4e de couverture

Une Cité sous Influences

« C’est le troisième Terrien assassiné en trois jours dans la cité spatiale de SolOrb Prime. Cette fois, la victime n’est autre que l’Ambassadeur, retrouvé carbonisé. Il a récemment provoqué une vague de mécontentement en prenant position contre les supplémentations génétiques. Or, ces produits permettant de modifier son corps à loisir font partie intégrante de la vie des habitants de SolOrb, de Mars et des autres communautés du système solaire.
Chargé de l’enquête, l’inspecteur Herbert Chemker piétine. Aucune piste, à part les traces d’une étrange poudre bleue. Herbert se retrouve en mauvaise posture quand l’affaire commence à faire du tapage dans les médias. Un incident diplomatique avec la Terre se profile.
Il va devoir résoudre rapidement cette énigme s’il ne veut pas y laisser sa carrière. D’autant que les enjeux le dépassent… »

J’offre un extrait pdf avec les 2 premiers chapitres. Il suffit de s’inscrire à la newsletter de ma boutique.

J’aime beaucoup Herbert, le personnage principal, et il est possible qu’il ait à réaliser d’autres enquêtes…

Enfin, aurais-tu deux conseils indispensables à donner à tous les futurs auteurs ?

Seulement deux ? Ce n’est pas facile… Comme je l’ai dit au début de l’interview, j’aime partager et transmettre, et j’ai l’intention d’animer des ateliers d’écriture quand j’aurais davantage d’expérience dans ce métier. Mais chaque chose en son temps, pour l’instant, il s’agit surtout d’écrire. Sans prétendre détenir des solutions qui fonctionneraient pour tous, j’ai quelques idées de conseil, car en 2 ans de pratique, beaucoup de choses ont changé.

En 1, je dirais aux futurs auteurs : ne vous précipitez pas vers l’étape de la publication (autoédition ou soumission à des éditeurs). Prenez votre temps pour corriger et améliorer votre style et la structure de vos histoires, notamment en commençant par des nouvelles plutôt qu’un roman. C’est plus facile d’arriver au bout d’un texte court et de travailler dans le plaisir. La qualité s’améliore vite si l’on commence nos nouveaux projets en tenant compte des leçons apprises, et ça donne confiance. Mais ce n’est qu’un point de vue issu de mon expérience, certains s’en sortent très bien directement avec un roman.

En 2, ne restez pas tout seul avec vos textes : recueillez les impressions de lecteurs-tests. Notez que nos proches ne sont pas forcément les plus indiqués pour cette tâche, pour différentes raisons : ils lisent peu ou n’aiment pas notre genre littéraire, ils ne réalisent pas ce qu’implique le processus d’écriture et peuvent tenir des propos peu constructifs (pas recommandé si l’on se sent « vulnérable »), le lien affectif qu’ils ont tissé avec nous les empêchent d’être objectifs ou sincères, etc.

banniere_cocyclicsEn plus de ma compagne qui relit mes textes, j’ai trouvé mon bonheur avec le forum de Cocyclics consacré à la bêta-lecture. J’y ai fait lire et relire plusieurs versions de mes nouvelles, des extraits de la novella dont je parlais plus haut et le scénario de mon roman. À chaque fois, j’en ai tiré de grands bénéfices, ça m’a fait progresser dans ma pratique. En plus, les remarques sont bienveillantes et formulées par des gens qui écrivent aussi (c’est important). J’ai aussi beaucoup appris en analysant les textes des autres et en voyant ce qui fonctionne bien ou moins bien.

Mais ce conseil a une limite : il ne faut pas se laisser décentrer par les remarques du bêta-lecteur et partir dans toutes les directions pour essayer de lui plaire : ce n’est qu’un avis subjectif qui n’engage qu’une seule personne. À vous de sentir si vous êtes d’accord.

Et un dernier conseil pour la route : votre état d’esprit est primordial pour la réussite. Alors, développez votre confiance en vous, soyez persévérant et faites-vous plaisir ! Dans 1 ou 2 ans, vous sourirez en voyant le chemin parcouru 😉

Pour marque-pages : Permaliens.

7 Commentaires

  1. Bonjour et merci à Jérémie de m’avoir amenée ici…
    Un autre blog dédié à l’écriture, une de mes passions…
    Merci pour cette interview et son style naturel qui va à l’essentiel.
    Pour ma part, j’ai commencé par des romans, et j’ai récemment écrit une nouvelle de SF pour un recueil de nouvelles organisé par ma maison d’édition. Une très agréable expérience…
    Au plaisir 🙂
    Marjorie
    Marjorie@Histoire à Vivre Articles récents… 19 Recettes Insolites pour Ados GourmandsMy Profile

  2. C’est toujours intéressant de découvrir le cheminement d’un auteur !

    En lisant l’article et le désir de mettre ses nouvelles à 0 €, je me suis posée une question : Pourquoi ce choix de publication par le biais d’Amazon ?

    Il existe bon nombre de plateformes pour publier ses textes gratuitement et je serais curieuse de connaître les raisons qui ont poussé Jérémie Lebrunet à proposer ses textes au public de cette façon.

    De plus, il n’évoque pas du tout ces sites de publications en ligne, ne semble pas les avoir expérimentés privilégiant la publication par le biais d’Amazon et j’aimerai beaucoup avoir son avis sur la question !

    (Comment ça je suis curieuse ^^)

  3. Bonjour Marjorie, bonjour Sizel,

    @ Marjorie : content de t’avoir fait découvrir un autre site intéressant sur l’écriture 😉 Tiens-nous au courant pour la publication de ta nouvelle.

    @ Sizel : je vais tâcher de répondre à vos interrogations ^^
    Tout d’abord concernant le tarif de 0 € pour faire découvrir mon travail, j’ai fait le choix d’offrir mon texte à des gens véritablement intéressés. D’où l’inscription à la liste de diffusion de mon blog. Cela me permet également de recontacter ces personnes lors de mes prochaines parutions (ce que ne me permettraient pas d’autres sites internet, et heureusement que nos données personnelles sont préservées). Je comprends néanmoins que certains soient réticents à l’idée de fournir leur adresse e-mail.

    C’est pour cette raison que je ne me suis pas dirigé vers certains sites spécialisés pour proposer ma nouvelle gratuitement. Toutefois, des extraits de tous mes textes sont disponibles sur différents supports qu’ils soient consacrés à la vente ou à la promotion : Kobo, Google Play, jelivremonhistoire.com, monbestseller.com, Babelio, Booknode…

    Je parle beaucoup d’Amazon car c’est une plateforme qui propose un programme de promotion intéressant (KDP Select), notamment à travers des périodes de gratuité. Cependant, l’inconvénient pour pouvoir en bénéficier, c’est l’obligation de leur réserver l’exclusivité de nos parutions pendant 90 jours.
    C’est également la plateforme qui génère le plus de ventes de livres numériques, et mon but, après le plaisir d’écrire, est aussi d’être lu 😀

    En espérant avoir répondu à vos questions (n’hésitez pas à demander des précisions si ma réponse n’est pas complète ou en suscite d’autres !).

    A bientôt,
    Jérémie
    Jérémie Articles récents… Bloqué dans le scénario d’un roman SFFF ? Voici 1 solution…My Profile

  4. Merci pour les réponses !

    Je vais juste revenir sur un point que vous évoquez :  » J’ai fait le choix d’offrir mon texte à des gens véritablement intéressés », j’avoue ne pas saisir ce que vous entendez par là ? Peut-être auriez-vous un exemple à me donner pour que je comprenne mieux ?

  5. Bonsoir Sizel,
    Je considère (peut-être à tord) que les gens qui vont faire la démarche de venir jusqu’à mon site et de s’inscrire sont réellement intéressés. J’indique cette possibilité de gratuité sur tous les supports où cette nouvelle est vendue ou présentée avec extrait.
    De plus, si je commençais à la proposer gratuitement sur un support ouvert, il serait obligatoire d’en faire de même partout (prix unique). Cela pourrait me faire connaître auprès de lecteurs, mais le programme de promotion d’Amazon ne me le permet pas. De plus, pour avoir de la visibilité, il me faudrait apparaître dans les Top 100 et autres classements, et je ne fais pour l’instant que des ventes modestes, et uniquement sur Amazon. Et j’ai lu plusieurs sources mentionnant que les personnes qui parcourraient les Top gratuits lisaient en fait très peu de livres téléchargés… (vrai ou pas ? difficile à savoir, mais si je prends mon cas, je dois avouer que je n’ai lu qu’une faible proportion de ce que j’ai téléchargé gratuitement).
    C’est ce qui m’a poussé à opter pour la formule de cadeau sur inscription à ma liste de diffusion.
    En espérant avoir éclairci cette notion de « lecteurs véritablement intéressés » 🙂
    A bientôt,
    Jérémie
    Jérémie Articles récents… Bloqué dans le scénario d’un roman SFFF ? Voici 1 solution…My Profile

  6. (Désolée pour la réponse tardive, je pensais m’être inscrite en cas de réponse ^^)

    Je crois que j’ai compris ! Votre démarche s’inscrit dans une promotion commerciale et non juste la recherche de lecteur.

    Je vous souhaite beaucoup de succès.

  7. Bonsoir Sizel,
    Effectivement, je cherche à développer une stratégie de promotion car internet est vaste et les auteurs nombreux 😉 A terme, mon objectif est de pouvoir me consacrer entièrement à l’écriture.
    Pour l’instant, j’ai vendu environ 90 nouvelles pour un revenu de 35 euros, la dernière nouvelle « Un Fils Inattendu » comptant pour plus de la moitié. Il y a encore du chemin à parcourir 🙂
    Je compte sur la novella, qui est un texte plus conséquent, pour me faire davantage connaître. Et sur les autres textes en préparation…
    A bientôt,
    Jérémie
    Jérémie Articles récents… Neil Jomunsi, l’auteur aux 52 nouvelles par an [interview]My Profile

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