Comment écrire un roman policier ?

Ma série littéraire sera un livre policier composé d’épisodes, comme dans une série TV. Comme cela fait un moment que je suis plongée dans son écriture (et réécriture), il y a quelques trucs que j’ai appris et dont, je pense il faut tenir compte pour écrire un roman policier. En voici quelques uns.

Pour écrire un roman policier : pensez aux enquêtes d’abord

Vos personnages devront être bons, votre environnement avoir une ambiance bien particulière mais rien ne criera autant “livre policier” que des enquêtes bien ficelées qui tiendront vos lecteurs en haleine.

Selon moi, les enquêtes sont vraiment le coeur de l’action (ou de la description) quand on veut écrire un roman policier. Sans elles, cela peut-être n’importe quel livre d’un autre genre, mais sûrement pas un policier.

Qu’elles soient longues ou courtes, toujours dans le même style spécifique (NCIS, Criminal Minds) ou bien très variées, qu’elles se passent dans une époque différente (Sherlock Holmes) ou même qu’il y ait du fantastique dedans (Grimm), ce sont les passages que vous devez le plus peaufiner et elles devraient prendre, selon moi, au moins la moitié, si ce n’est les deux tiers de chaque livre (que ça soit un roman ou une nouvelle).

Mettez en place une ambiance particulière

écrire un roman policierSi on regarde uniquement les enquêtes et leur construction, il n’y a rien qui ressemble autant à un policier qu’un autre policier. Comment fait-on donc pour écrire un roman policier qui se démarque des concurrents ? On joue sur l’ambiance !

Souvent cette ambiance va d’abord être apportée par la ville où se situe l’action. Par exemple la série TV Grimm se passe à Portland, pas loin de Seattle (tout au nord ouest des USA). Et bien l’ambiance n’est pas du tout la même que dans la série CSI Las Vegas et encore moins que dans Dexter (Miami). Les crimes (et donc les enquêtes) peuvent être similaires mais la façon dont ils seront traités de part les influences de la ville ou encore le cadre de l’action peut faire toute la différence.

Le second gros point à regarder quand vous souhaitez gérer une ambiance bien précise, est de faire attention à la trame de fond. En effet, souvent (mais pas toujours), un policier va présenter une trame (la plupart du temps liée aux personnages principaux) qui va totalement changer l’aspect de la création en fonction de cela.

Prenez Burn Notice une série TV dont la trame de fond est (sans trop spoiler) le fait de trouver qui a bien pu “griller” le personnage principal dans son job à la CIA. Dexter, série qui se passe également à Miami et qui a donc des similitudes certaines avec la précédente a pourtant un rendu totalement différent car on suit un “gentil” serial killer qui se trouve aussi être un scientifique de la criminel de la police de Miami.
Bref deux séries policières, se passant dans la même ville et pourtant des ambiances totalement différentes.

Dernière chose les personnages

On pourrait dire que le fait de les mettre seulement en troisième position est une hérésie et qu’il faut accorder beaucoup plus d’importance que cela aux protagonistes. C’est vrai et faux. Vrai car ce sont eux qui font l’action, faux car sans les deux précédents points totalement maîtrisés, on risque de ne plus vraiment faire de policier ou bien de produire une qualité médiocre (et au mieux de copier quelque chose qui existe déjà).

Mais pour écrire un roman policier, il vous faudra prêter attention à vos personnages. Déjà, forcément, ce sont souvent des membres des forces de l’ordre (flics, agents du FBI, scientifiques de la Police), des (détectives) privés etc. Forcément car n’est pas Jessica Fletcher qui veut (Arabesque) et en général il faut un minimum être du milieu pour avoir le droit (et les compétences) pour résoudre des enquêtes.

Ensuite, il est bien de centrer l’action sur un certains type de personnages. Par exemple dans CSI ce sont les scientifiques de la Police, dans Criminal Minds, des profiler, dans Grimm, le personnage central est un Grimm (facile) et la plupart des enquêtes tournent autour de ses antagonistes (les Wesen).

Bref écrire un roman policier sans petite particularité pour les personnages, c’est s’exposer à plus de difficultés pour éviter les redites et également à lasser les lecteurs si vos protagonistes ne sont pas variés pour qu’on s’intéresse à eux sans avoir l’impression de déjà-vu.

 

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